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La rivière des rêves

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Un poème est tombé dans l’eau
Là où le vent se lève
La feuille est partie en lambeaux 
L’encre est devenue sève

D’après la légende elle embaume
Les plumes jusqu’à la fièvre
J’ai croisé la muse des grands hommes
Dans la rivière des rêves

Elle apparaît juste avant l’aube
Elle vient lire sur mes lèvres
Quand elle se baigne elle porte une robe
Proche de la tenue d’Eve

C’est tellement pur c’est tellement beau
C’est l’art qui nous préserve
Un poème est tombé dans l’eau
Dans la rivière des rêves

J’ai plongé avec un flambeau
La jolie muse m’observe
Jusqu’à assécher mes sanglots
C’est du travail d’orfèvre

L’émotion traverse dans les mots 
Comme un écran se crève
On nage au-dessus des enclos
Dans la rivière des rêves

La jolie muse danse dans l’eau
Un poème sur ses lèvres
Le vent lui souffle dans le dos
L’éternité est brève

C’est le regard de l’angelot
Sur l’humain s’élève
Il n’y a aucune âme en solo
Dans la rivière des rêves 

Un poème est tombé dans l’eau
Là où le vent se lève
La feuille est partie en lambeaux 
L’encre est devenue sève

C’est tellement pur c’est tellement beau
C’est l’art qui nous préserve
Un poème est tombé dans l’eau
Dans la rivière des rêves

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LA RIVIÈRE DES RÊVESUn poème est tombé dans l’eauLà où le vent se lèveLa feuille est partie en lambeaux L’encre est devenue sèveD’après la légende elle embaumeLes plumes jusqu’à la fièvreJ’ai croisé la muse des grands hommesDans la rivière des rêvesElle apparaît juste avant l’aubeElle vient lire sur mes lèvresQuand elle se baigne elle porte une robeProche de la tenue d’EveC’est tellement pur c’est tellement beauC’est l’art qui nous préserveUn poème est tombé dans l’eauDans la rivière des rêvesJ’ai plongé avec un flambeauLa jolie muse m’observeJusqu’à assécher mes sanglotsC’est du travail d’orfèvreL’émotion traverse dans les mots Comme un écran se crèveOn nage au-dessus des enclosDans la rivière des rêvesLa jolie muse danse dans l’eauUn poème sur ses lèvresLe vent lui souffle dans le dosL’éternité est brèveC’est le regard de l’angelotSur l’humain s’élèveIl n’y a aucune âme en soloDans la rivière des rêves Un poème est tombé dans l’eauLà où le vent se lèveLa feuille est partie en lambeaux L’encre est devenue sèveC’est tellement pur c’est tellement beauC’est l’art qui nous préserveUn poème est tombé dans l’eauDans la rivière des rêves… . . ..Images : FUERZABRUTAMusique : Kenny AllenPoème & voix : Souleymane Diamanka

Gepostet von Souleymane Diamanka am Donnerstag, 16. April 2020

Images : FUERZABRUTA
Musique : Kenny Allen
Poème & voix : Souleymane Diamanka

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Interdit de dehors

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Nouvelle collaboration avec mon frère Yaman Yamsonite Okur

Musique : Kenny Allen

Interdit de dehors
Interdit d’horizon
J’ai perdu la notion de sud et de nord
Quand j’ai perdu la raison

Sur la mémoire imposée
J’ai comme des points de suture
Depuis que le moment présent
Assomme d’un coup de poing le futur

Enfermé comme la poésie
Dans un seul de ses recueils
Etre confinés pour les pauvres ici
C’est apprendre à danser dans un cercueil

Etre à l’étroit
Entre les murs
Etre aller trop loin
Entendre les murmures

Les vérités cachées les bruits
Et les silences de couloir
Marcher pieds nus sur les débris
De la science et du pouvoir

La bonne étoile abandonne-t-elle ?
La folie humaine a bon dos
Allons-nous connaître la vente d’air ?
Après avoir connu la vente d’eau

Interdit de dehors
Interdit d’horizon
Nos abris de fortune et nos forteresses
Sont-elles devenues nos prisons ?

Chacun se demande quelle sera la suite
Pour ne pas que l’humanité ait le regard triste
Beaucoup découvrent leur âme d’artiste
L’espoir inspire et rend altruiste

Tous les battements de cœurs vivants
S’entendent et entrent en résonnance
Avec les enfants nés pendant les conflits en
Confinement depuis la date de leur naissance

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
Sans en verser une seule sur le sol
J’ai épuré tout l’amour de mon cœur
Et j’ai avancé torse nu vers le seuil

Vers le seuil de la porte sans la franchir
Les épreuves de la sorte aident à grandir
Même les peurs les plus fortes à ressentir
Mais c’est toujours le deuil qui l’emporte

Cela va sans dire
Sans dire au revoir aux proches s’éloignant
D’ici mon corps crie : force aux aides soignants
Comme écrit à l’aube un beau poème poignant

J’ai appris à pleurer de l’art
Car l’eau des larmes est pour l’âme
Un filtre autonettoyant

Ndeysan

Voix et poème de Souleymane Diamanka
Film par Tommy Pascal
Musique de Kenny Allen

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Confinement et Jonglerie

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« ASSIS EN CERCLE AUTOUR DU FEU » 
Musique et chant : Kenny Allen. 

Jongler c’est proche de la méditation. Je vous conseille de jongler de temps en temps c’est très bénéfique pour le corps et l’esprit.

CONFINEMENT & JONGLERIE"ASSIS EN CERCLE AUTOUR DU FEU" Musique et chant : Kenny Allen. Jongler c'est proche de la méditation. Je vous conseille de jongler de temps en temps c'est très bénéfique pour le corps et l'esprit.

Gepostet von Souleymane Diamanka am Dienstag, 31. März 2020
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Courir

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Toujours un plaisir de collaborer avec l’artiste Yaman Yamsonite Okur

Courir se mettre à l’abriSur une planète délabréeLa vie n’a pas de prixLa vie ne fait pas de prêt J’ai suivi le guideDans une ville videJ’ai pris mille ridesSur le chemin Courir pour le ravitaillementDans les mêmes habits qu’avantSe comporter amicalementAvant que ça arrive rarement Courir et risquer de mourirPour secourir quelqu’unDe n’importe quel paysDe n’importe quel teint Courir c’est le confinementDe celui qui n’a pas de toitRenvoie le complimentSi ce poème parle de toi Courir se mettre à l’abriSur une planète délabrée Courir et risquer de mourirPour secourir quelqu’unDe n’importe quel paysDe n’importe quel teint Courir après l’horizonEt voir l’horizon qui reculeCourir après le soleilCourir après la lune Ndeysan Courir Poème et voix de Souleymane Diamanka

Gepostet von Yaman Yamsonite Okur am Montag, 23. März 2020

Courir se mettre à l’abri
Sur une planète délabrée
La vie n’a pas de prix
La vie ne fait pas de prêt

J’ai suivi le guide
Dans une ville vide
J’ai pris mille rides
Sur le chemin

Courir pour le ravitaillement
Dans les mêmes habits qu’avant
Se comporter amicalement
Avant que ça arrive rarement

Courir et risquer de mourir
Pour secourir quelqu’un
De n’importe quel pays
De n’importe quel teint

Courir c’est le confinement
De celui qui n’a pas de toit
Renvoie le compliment
Si ce poème parle de toi

Courir se mettre à l’abri
Sur une planète délabrée

Courir et risquer de mourir
Pour secourir quelqu’un
De n’importe quel pays
De n’importe quel teint

Courir après l’horizon
Et voir l’horizon qui recule
Courir après le soleil
Courir après la lune

Ndeysan

Courir